2024 a été une année clé dans ma pratique de la macro : j’ai failli arrêter en début d’année par manque d’inspiration et de sens avant de lancer ce blog.

Pour retrouver l’envie de faire des photos, je suis parti à la découverte du travail d’autres photographes, pour découvrir de nouveaux univers, de nouvelles techniques et sources d’inspiration.

Je vous partage ici les cinq photos qui m’ont le plus marqué en 2024, avec les raisons qui font qu’elles sont dans cette sélection.

Promenade dans la balloon forest

Promenade dans la ballon forest, Philippe Lebeaux

Cette photo de Philippe Lebeaux a été sélectionnée dans la catégorie macro du festival Nature Ain.

Ce que j’aime dans cette photo, c’est qu’elle raconte une histoire : celle d’un petit collembole qui part à l’aventure.

En effet, le collembole semble se diriger vers cette étrange « balloon forest » qui occupe toute la moitié gauche de la photo.

Cette forêt attire l’œil au premier regard, avant qu’il se dirige vers la droite, à la recherche d’une zone nette moins fouillis.

On fini par s’arrêter sur le collembole, vers lequel notre regard est sans cesse ramené par les lignes de la photo et par l’arrière-plan uniformément sombre.

De plus, sa couleur rose fait qu’il est le seul élément un peu pétant dans le cadre, sans pour autant détonner avec son environnement.

En suggérant une histoire et en mettant son sujet en valeur, Philippe Lebeaux réussi à capter notre attention avec son petit collembole.

Pour découvrir le reste du travail de Philippe Lebeaux :

Negative thought

Negative thought, Lydie Breda

Pour cette deuxième photo, on change totalement d’ambiance : des ombres, du contraste et encore des ombres.

Ce qui m’a marqué sur cette photo de Lydie Breda, c’est cette ambiance sombre, ce low key, avec des zones noires représentant un quart de la photo, sans pour autant la rendre étouffante. Au contraire, pour ma part, je la trouve pleine d’espoir.

Le regard est bien guidé : le noir le pousse vers le centre de l’image, tandis que les différentes lignes se chargent de l’amener directement sur la fleur.

Ce qui me plaît particulièrement, outre l’ambiance, c’est le rappel des couleurs : on retrouve le sombre sur les traits des pétales de la fleur et le violet assez clair dans l’arrière-plan.

Pour découvrir le reste du travail de Lydie Breda :

Mâle du charançon rouge des palmiers

Mâle du charançon rouge des palmiers, Thibault Andrieux

J’ai retenu ce focus stacking de Thibault Andrieux car c’est l’une des premières fois où je trouve que ce genre de photo raconte quelque chose.

Généralement, les focus stacking avec un très gros rapport de grossissement sont souvent descriptifs : ils sont très bien pour un travail éducatif, mais il manque souvent quelque chose pour les utiliser dans un autre cadre.

Ici l’allure de boxeur du charançon rajoute un côté comique à la photo. Il n’en manque plus qu’un en face pour lancer le round !

De plus, la couleur du fond est bien choisie : elle ne dénote pas avec le charançon, mais est légèrement plus claire, ce qui le met en valeur.

Pour découvrir le reste du travail de Thibault Andrieux, vous pouvez visiter son site internet ou son compte instagram.

Une mante religieuse par Bastien Riu

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Elle sort de sa cachette au milieu de la fumée comme si elle arrivait sur scène. Cette exposition multiple (je parie sur trois photos : une pour la mante, une du ciel pour la fumée et une d’une montagne pour la cachette) nous perd entre deux échelles opposées. Le ciel bleu avec les nuages apporte également un aspect onirique à la scène, accentué par le jeu d’ombre chinoise avec la mante religieuse.

Pour découvrir le reste du travail de Bastien Riu, vous pouvez vous rendre sur son site internet ou sur son compte instagram.

Parapluie

Parapluie, Raphaël Haentjens

Et pour finir, un peu de changement avec cette photo de Raphaël Haentjens. On sort du cliché « la macro c’est que des insectes ou des fleurs en gros plan », et ça fait du bien !

Ce que j’aime dans cette photo, outre le défi technique de la photo en ultra haute vitesse, c’est qu’elle révèle quelque chose d’invisible à l’œil nu.

Pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre ? Tout simplement car elle ressemble à une fleur, un parapluie ou un champignon. De plus, le fond noir et les différentes colorations des liquides apportent un contraste et un dégradé que je trouve particulièrement intéressant.

Cette photo me donne envie de recommencer mes photos d’objets dans mon studio macro, et, pourquoi pas essayer la photographie à ultra haute vitesse ! Retrouvez l’ensemble du travail de Raphaël Haentjens sur son site ou sur instagram : @entomopixels

Et vous, quelles ont été les photos qui vous ont marquées en 2024 ? Je vous laisse me les partager dans les commentaires.

La recette d’une bonne photo

Que faut-il retenir de ces cinq photos ?

Qu’il n’y a pas de recette miracle pour faire une bonne photo, mais qu’il vous faut deux ingrédients :

  • Un sujet
  • Un environnement qui le met en valeur

Et de la patience pour trouver tout ça.

Selon moi, tout peut devenir un sujet à condition de trouver un environnement qui lui correspond.

Un bon décor permet de sublimer votre sujet, soit en donnant les bases d’une histoire comme pour Promenade dans la balloon forest, soit en apportant du mystère (la photo de Bastien Riu), soit en créant un contraste suffisant entre lui et le sujet (Negative thought, Parapluie). Dans tous les cas, il faut veiller à ce qu’il ne soit pas trop chargé pour ne pas nuire à la lisibilité de l’image.

Pour trouver cet arrière-plan parfait, il faut souvent tourner autour de son sujet pour trouver le bon angle. Et un rien peut tout changer : si Lydie c’était décalé un petit peu vers la droite, la fleur n’aurait plus été dans un puits de lumière, et la photo beaucoup moins impactante !

Alors prenez le temps de composer vos photos, ce n’est pas Ligthroom qui vous sauvera sur ce point !​

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