Vous cherchez à vous équiper en macro et principalement à choisir votre objectif ?

Je sais, le choix est compliqué car entre les différents modèles possibles, les paramètres à prendre en compte, le prix, les marques… il est très difficile de se retrouver dans la jungle des objectifs macro.

De plus j’imagine que comme moi, votre budget n’est pas illimité, voir même assez restreint. Il vous faudra faire des compromis pour préserver la santé de votre banquier sans trop sacrifier la qualité de votre matériel.

C’est pour ça que je vais vous donner les cinq critères à prendre en compte pour choisir votre objectif.

Qu’est-ce qu’un objectif macro ?

Un objectif macro, c’est simplement un objectif qui permet d’atteindre le rapport 1:1. C’est-à-dire qu’un centimètre dans la réalité sera retranscrit en un centimètre sur votre capteur.

C’est ce style d’objectif qu’il faut pour réaliser des gros plans.

Mais bien évidemment, vous n’êtes pas obligé de les utiliser uniquement au rapport 1:1.

Quand vous ne voulez pas les utiliser au rapport 1:1, ce qui les distingue principalement, c’est leur faible distance de mise au point depuis la lentille.

En effet, sur un objectif macro, vous pouvez atteindre des distances de mise au point vraiment petite comme une vingtaine de centimètres, alors que à focale équivalente sur un objectif non macro, vous serez plutôt à 40cm, 60cm, voir un mètre.

Les 5 critères pour choisir son objectif macro :

Je vous liste les 5 critères, classés dans l’ordre d’importance, que j’ai utilisés pour choisir mon objectif macro.

La longueur focale.

La longueur focale, c’est un chiffre donné en millimètres qui correspond « au zoom » que vous aurez. Par exemple, avec un 24 mm, vous aurez un angle de vue et du coup une impression d’être beaucoup plus loin de votre sujet qu’avec un 400 mm.

Ce chiffre en millimètres et donné en équivalent plein format. Par exemple, si vous prenez un objectif de 100 mm, vous aurez réellement l’angle de vue d’un 100 mm avec un capteur plein format. Sur un capteur APS-C ou micro capteur, vous aurez un crop facteur, c’est-à-dire un coefficient multiplicateur à appliquer. Vous aurez donc quelque chose « de plus zoomé « avec un plus petit capteur que le plein format.

Attention : la valeur de la longueur focale est toujours donnée en équivalent plein format ; c’est à vous de faire la conversion si jamais vous avez un boîtier avec un capteur différent.

La plupart des objectifs macro se situent aux alentours des 100 mm. C’est une focale un peu arbitraire mais qui permet d’avoir un bon rapport entre l’encombrement et le zoom. Cependant, pour mon goût personnel, je la trouve un peu trop courte. C’est pour ça que moi j’ai un équivalent 120 mm.

Il existe des focales beaucoup plus longues, par exemple 150 mm chez Sigma ou même 180 mm chez Sigma aussi. L’avantage de ces focales, c’est de pouvoir rester plus loin de votre sujet en ayant le même aspect zoomé et le même rapport de grandissement. C’est particulièrement utile si vous faites des insectes, par exemple des papillons, pour ne pas trop les faire fuir car avec 100 mm, vous aurez besoin de vous rapprocher beaucoup plus pour avoir la même taille de papillon sur votre image.

Il existe aussi, notamment chez Laowa, des focales beaucoup plus courtes, avec par exemple des 24 mm qui eux permettent de se rapprocher très près tout en ayant un champ de vision beaucoup plus large.

Cet aspect grand angle permet de diversifier les points de vue mais, d’après les retours que j’en ai eu, ils rendent la composition bien plus compliquée.

Je ne peux pas vous donner la meilleure focale pour vous car ça dépend de vos besoins et de vos préférences.

Si vous avez un zoom, vous pouvez tester de faire de la proxi avec, soit en vous imposant d’utiliser une certaine focale, soit vous prenez des photos et vous regardez parmi les photos que vous préférez quelle focale vous avez les plus utilisées.

Vous pouvez aussi envisager de louer un objectif avant achat afin de le tester et de voir si la focale vous correspond vraiment.

La longueur focale a aussi un impact sur la profondeur de champs. Ce point est abordé en détail dans ma formation gratuite sur la macrophotographie.

Le poids et la taille de l’objectif.

Le matériel photo, ça pèse vite lourd.

Et vous pouvez ne pas avoir envie de sortir avec 5 kg d’équipement photo.

C’est pour ça que j’ai choisi le micro quatre parce que ça permet d’avoir des objectifs et des boîtiers beaucoup plus petits.

Par exemple, mon équivalent 120 mm macro pèse moins de 500 grammes et mesure moins de cinq cm de long.

Si vous cherchez à avoir du matériel léger et peu encombrant parce que vous voyagez beaucoup ou que vous aimez sortir léger, il va falloir réfléchir à trouver le meilleur compromis parce qu’en général, une longueur focale plus élevée impliquera un objectif plus lourd et plus encombrant.

Le rapport de grossissement.

L’entièreté des objectifs macro (je parle bien des focales fixe macro, pas des zooms parce que ce ne sont pas des vrais objectifs macro) mont un rapport de 1.1. C’est-à-dire un centimètre dans la réalité donnera un centimètre sur le capteur.

Il existe quelques objectifs permettant de dépasser ce rapport, notamment ceux de la marque LAOWA.

L’avantage d’avoir un rapport de grossissement plus important est de pouvoir réaliser des photos encore plus proches de vos sujets et de montrer encore plus de détails.

La distance de mise au point minimale.

Alors là c’est simple : plus elle est petite, mieux c’est.

En effet, il s’agit de la distance minimum entre votre capteur et votre sujet pour réussir à faire la mise au point dessus (il s’agit aussi de la distance de travail au grandissement le plus fort de votre objectif).

L’ouverture.

Ce n’est pas le critère le plus important en macro, parce qu’on photographie rarement à pleine ouverture, parce que sinon la profondeur de champ est très faible.

De plus, la plupart des objectifs macro de toute façon ont une ouverture à 2.8 ou F4 maximum.

Donc c’est un critère qui peut jouer si vous utilisez votre objectif pour autre chose que de la macro, par exemple pour du portrait.

Vous noterez que parmi mes cinq critères, je n’ai pas fait rentrer en compte la qualité optique, parce que les objectifs macro sont globalement des objectifs typés haut de gamme et donc avec une qualité optique assez souvent irréprochable.

Enfin, le critère qui va malheureusement devoir, dans la plupart des cas des cas, dicter votre choix, ça va être le prix.

Car oui, un objectif macro, c’est un investissement.

Heureusement, il y a moyen de trouver des objectifs macro abordables sur le marché de l’occasion.

Comment acheter son objectif d’occasion ?

Tout d’abord, il y a beaucoup de magasins professionnels qui refont de l’occasion vérifiée et garanti. Je vous ai fait une petite liste qui recense les principaux magasins avec leur site internet et mon avis si j’ai déjà commandé dessus (liste mise à jour régulièrement).

Si vous préférez acheter directement auprès d’un particulier, sur un service comme Leboncoin, eBay ou sur des forums, je vous conseille d’acheter en main propre pour pouvoir tester et vérifier l’objectif de vous-même.

Sinon, passez par le payement proposé par la plateforme afin de bénéficier de garantie s’il y a un problème durant la livraison ou si le produit n’est pas conforme.

Voici les quatre points auxquels faire attention lorsque vous achetez un objectif d’occasion :

Le premier point d’attention, c’est l’autofocus. En effet, on ne l’utilise pas énormément en macro, mais il peut y avoir des situations où on l’utilise, où si vous faites du portrait, par exemple, l’autofocus peut vous être utile. Et du coup, pensez à bien vérifier que l’autofocus fonctionne sur l’objectif, car il peut y avoir des problèmes ou des petits dysfonctionnements. L’idée nous a plu.

La deuxième point à vérifier, c’est la présence de champignons ou d’humidité à l’intérieur des lentilles. Donc ce n’est pas forcément grave parce que ce n’est pas forcément visible, mais c’est un point à prendre en compte parce que des champignons, ça peut se développer et commencer à vraiment impacter la qualité optique de vos images.

Concernant les marques sur les lentilles, alors par exemple, les rayures et tout ça. Dans la majorité des cas, une rayure sur lentille n’affectera pas la qualité optique, ce ne sera pas visible. Par contre, ça peut être un marqueur qui vous met un peu la puce à l’oreille.

Si vous avez un objectif qui présente plusieurs rayures, ça peut montrer que l’ancien propriétaire n’a pas été très soigneux et il peut y avoir d’autres problèmes sur l’objectif.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à acheter un objectif avec des rayures, mais servez-vous-en pour négocier à un prix inférieur.

Le troisième point est le diaphragme. Vérifiez qu’il se ferme bien lorsque vous déclenchez. C’est moins le cas maintenant mais il arrivait sur les anciens objectifs qu’il se bloque en position ouverte, vous empêchant de choisir votre ouverture.

Enfin, le dernier critère à vérifier, c’est l’état des connecteurs, parce que maintenant toutes les informations sont transmises de manière électronique. Vérifier si les connecteurs ne sont pas oxydés/rouillés, s’ils ne sont pas vrillés et se mettent bien en contact avec ceux de votre boîtier.

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