Aujourd’hui, j’ai l’honneur d’accueillir Laurent Barlier, photographe professionnel qui pratique la macrophotographie sur son temps libre.
Sa spécialité ? Il fait uniquement de la macro en noir et blanc depuis plusieurs années.
Pourquoi ? Quelles sont les difficultés qu’apporte ce choix ? C’est ce qu’on va découvrir avec lui.
Pour découvrir son travail, rendez-vous sur son site internet ou son compte instagram.
Vous pourrez retrouver entièreté du matériel de Laurent et ses outils de post-traitement en fin d’article.
Si vous préférez écoutez l’interview plutôt que le lire, c’est par ici :
Je veux bien que tu expliques rapidement pourquoi tu as choisi de pratiquer la macro principalement en noir et blanc et pas en couleur ? Enfin, pourquoi est-ce que tu es passé de la couleur au noir et blanc ?
Alors, je suis passé de la couleur au noir et blanc parce que, dans le cadre de ma profession de photographe, j’utilisais beaucoup la couleur. J’ai toujours aimé la couleur et j’avais vraiment envie d’enlever une variable. C’était vraiment une idée, comme ça, de me dire : « Bon, tiens, je vais me faire ça ludique, je vais enlever cette variable qu’est la couleur. » Et puis c’est pour ça que je suis passé au noir et blanc. Ça, c’est la première chose qui m’a fait passer au noir et blanc.
Puis, la deuxième chose, en fait, c’est que quand j’ai commencé à faire de la photo, je faisais de la photo en noir et blanc, et ça m’est resté. J’ai toujours aimé le noir et blanc, et voilà, c’est comme ça. Je me suis dit un jour : « Ben, je vais essayer d’enlever cette fameuse variable de couleur, de revenir à l’élément de départ. » Et puis, c’est comme ça que j’ai commencé, petit à petit, la macro en noir et blanc.
Ok, et ça apporte quoi, du coup, dans ta pratique et, selon toi, dans le rendu de tes photos, d’utiliser le noir et blanc plutôt que la couleur ?
Alors, ça apporte pas mal de choses. Au début, j’hésitais, j’ai fait des tests, et puis je me suis rendu compte que c’était très créatif, dans la mesure où moi, je fais beaucoup de photos de fleurs. Ça me permettait vraiment d’aller travailler avec la lumière encore plus qu’en couleur. Même si on travaille énormément avec la lumière aussi en couleur, le problème n’est pas là. Mais ça me permettait de personnaliser plus les interprétations des couleurs.
C’est vrai qu’une fleur, on a l’habitude de la voir en couleur, et le fait de passer en noir et blanc, c’est en fait une traduction de la couleur qui n’est pas tout à fait toujours celle de la fleur. Donc certaines couleurs sont quasiment impossibles à rendre en noir et blanc, et ça laisse une grande liberté à l’imagination et à l’interprétation.
Donc ça, j’aime beaucoup, en fait, et c’est ça que ça m’apporte, en fait : c’est de montrer les fleurs différemment, et c’est quelque chose que j’apprécie.
Tu photographies principalement des fleurs ?
Alors, je fais beaucoup de fleurs… beaucoup, beaucoup de fleurs. Je fais aussi d’autres types de production. Je fais pas mal de branches, d’arbres, mais vraiment des détails. Je travaille beaucoup dans les détails, mais on va dire qu’une grande partie de ma production, pour l’instant, en macro, c’est des fleurs, en fait. Un petit peu des papillons, mais c’est plutôt par hasard, quand un papillon arrive et qu’il est au bon endroit au bon moment et bah je shoote. Mais je ne recherche pas les papillons.
Et du coup, c’est les fleurs, par simplicité ou par choix ?
Alors, c’est les fleurs pour deux raisons. Déjà, c’est une des premières photos que j’ai faites quand j’ai commencé la photo. J’avais 13 ans à l’époque, c’était en 1983, donc ça remonte. Et les toutes premières photos que j’ai faites, c’était des photos de fleurs, et ça m’est resté.
La deuxième c’est que je trouve que c’est un sujet qui est facilement abordable. En fait, on n’a pas besoin de faire des kilomètres pour trouver des fleurs, il y en a partout. Moi, je ne m’arrête pas à un type de fleurs. Il n’y a pas de démarche naturaliste ou quelque chose comme ça. En fait, je fais des fleurs pour la partie graphique, et voilà, ça peut être toutes sortes de fleurs, ça va de la marguerite à des fleurs plus compliquées, plus rares. Mais concrètement, je n’ai quasi pas de connaissance en botanique.
OK, et du coup, j’imagine que le fait de shooter en noir et blanc doit apporter quelques défis supplémentaires au niveau de la prise de vue ?
Alors oui, au début, je pensais que ça amènerait beaucoup de défis, que ce serait plus compliqué au niveau des lumières. Puis je me suis vite rendu compte que finalement, pas forcément. En fait, comme je ne prémédite pas mes photos, si la lumière est bonne, je shoote. S’il n’y a pas de bonne lumière, je shoote quand même. J’ai quelques petits accessoires avec moi qui me permettent de rajouter de la lumière quand j’en ai besoin.
Mais je me rends compte, en fait, que ça permet beaucoup plus de liberté qu’avec la couleur. Certaines fleurs vont rendre uniquement avec des lumières solaires pas possible, eh bien, en noir et blanc, s’il n’y a pas cette lumière, elles vont rendre quand même parce que tu vas beaucoup plus jouer sur les transparences. Et ça, tu peux t’aider avec des petites lumières artificielles. C’est pas mal. Moi, j’ai toujours ça sur moi.
Tu utilises des flashs ou des lampes continues ?
Jamais de flashs. J’ai essayé au début avec des flashs, mais le problème c’est que j’avais mes gros flashs de studio, donc j’arrivais avec tout qui était brûlé. Et je me suis fourni des toutes petites lampes continues portatives. J’en ai plusieurs et ça, c’est super pratique
Alors, je ne les utilise pas tout le temps. On va dire que je les utilise dans 25 % des cas. Autrement, c’est simplement l’éclairage naturel. Quand vraiment il n’y a pas de lumière, ou que j’ai envie justement de jouer avec la transparence que je n’arrive pas à obtenir, à ce moment-là, j’utilise mes petites lumières.
Et ce sont des lumières bricolées maison ou quelque chose d’acheté ?
Alors non, ce sont des lumières achetées. Il y a des lumières que j’ai trouvées au départ, ce sont des “lume cubes”, je crois que ça s’appelle comme ça. Et puis l’année dernière, j’ai trouvé des “godox”, en fait, qui font des lumières continues toutes petites. Et ça, je trouvais pas mal. Alors, c’est un mélange des deux. Généralement, je n’utilise qu’une source à la fois.
On m’avait expliqué un jour qu’il n’y a qu’un soleil et que je ne devais pas en utiliser plusieurs, donc je me débrouille toujours avec une seule source de lumière.
Pour ne pas donner l’impression qu’il y en ait plusieurs visibles sur tes photos ?
Oui. J’ai pas mal regardé d’images en noir et blanc. Il y a pas mal de Japonais qui font des images de fleurs en noir et blanc, ou des fleurs en studio. J’aime beaucoup. Je trouve que certains photographes ont une maîtrise incroyable, mais une telle mise en scène, une telle préparation au niveau de l’éclairage…
Honnêtement, je crois que moi je ne la maîtrise pas et que je n’ai pas envie de la maîtriser. Il y a vraiment ce côté plus spontané. Ce n’est pas prémédité. Je ne sais pas ce que je vais photographier quand je pars. Je me dis juste : « Tiens, là, j’ai envie d’aller faire des photos », ou quand j’ai l’opportunité d’aller en faire. Par exemple, entre deux mandats, je peux me trouver n’importe où. Et donc voilà, je ne fais pas de repérage ou de choses comme ça.Alors je connais maintenant, avec le temps, je sais qu’il y a certaines choses que j’aime bien avoir à disposition. Je conseille à tous les gens qui font des photos de fleurs d’utiliser des pentes. Parce que, justement, la pente te permet d’avoir des perspectives dans la fleur qu’on n’aurait pas autrement. Ce sont des fleurs qui plongent vers le ciel ; j’aime beaucoup faire ça. Et dès que je vois une pente, je suis tout fous, je vais me coucher dans les pentes pour avoir le ciel en arrière-plan, ou même pas. Je trouve que le fait de se mettre dans une pente change vraiment le rapport qu’on a avec la fleur. C’est très, très différent quand tu te mets dans une pente. Et ça, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Donc, je recherche énormément les pentes. Voilà, ça permet d’avoir des approches qui sont très, très différentes. Je suis souvent allongé. Voilà, toujours prêt à me coucher, moi.
Ça permet d’avoir un arrière-plan plus dégagé ?
Pas forcément, mais ça te permet d’avoir… Moi, ce que j’aime, c’est le dialogue entre la fleur et le soleil, en fait, quand il y a du soleil, ou le dialogue entre la fleur et le ciel. C’est cette idée qu’on est un insecte, qu’on voit la plante comme si on avait la taille d’un insecte. Et ça, c’est changer d’échelle, changer de point de vue. Ce n’est pas seulement à cause de la macro. Parce que moi, je fais beaucoup de proxy et de macro macro, là, j’essaie de rentrer dans la plante le plus possible.
Mais autrement, j’ai une approche qui est beaucoup de proxy. Je n’ai pas forcément besoin d’avoir une grande partie de la plante en gros plan. C’est plus la perspective qui m’intéresse, comment je me positionne par rapport à la fleur, à la plante, à la feuille. Justement, aller chercher par-dessous, j’adore. Je cherche des objectifs aussi qui permettent de le faire, parce que tous les objectifs ne le permettent pas.
Tu utilises quoi comme objectif principalement ?
Alors moi, principalement, j’en utilise pas mal maintenant. J’utilise des appareils photo Fuji et Nikon. Sur mon Fuji, l’objectif que j’utilise le plus, c’est le 30 mm macro qui est sorti l’année dernière, je crois. Qui est un objectif extraordinaire.
Du coup, ça te fait un équivalent 45, c’est ça ?
Oui, ça fait environ un 40, 40 et quelques. Et il a la capacité de permettre d’être à 2 mm, je crois… non, mais je crois que c’est 1 cm, même pas, d’une plante. Ça permet d’aller très près.
Tout en gardant, du coup, assez d’espace pour avoir ta fleur avec le contexte.
Tu peux tout avoir tout en étant très proche. Puis, comme ce n’est pas un objectif qui ouvre à 2,8, mais comme c’est un format APS-C, tu as quand même un peu plus de profondeur de champ, et ça, j’aime beaucoup. J’aime beaucoup cet objectif pour tout ce qui est fleurs des champs. En plus, le matériel Fuji est très léger. Donc, quand tu te balades ou quand j’ai un mandat ou quelque chose comme ça, j’ai toujours mon Fuji avec ce 30 mm.
Un 40 mm, ce n’est pas une focale des plus classiques. En général, on pense plus au 105 mm macro, au 150 mm ou au pire 90 mm.
Exactement. Donc moi, j’ai deux Nikon, j’ai un Nikon Z6II et et un D850. Là, sur les deux, j’ai un 105 mm macro, et j’utilise aussi des objectifs un peu plus exotiques. Je fais des tests d’objectifs un peu bizarres, ou alors j’utilise des bagues. J’aime bien utiliser des bagues avec des objectifs pour lesquels on ne s’attend pas à faire de la macro, par exemple. Sur un Nikon, sur le D850, j’utilise énormément le 58 mm de Nikon.
Tu utilises principalement des focales un peu plus typées grand angle que des objectifs macro typiques du coup ?
Oui, c’est ça. J’aime bien.
Ça permet d’avoir des images qui respirent, tout en étant aussi proche ?
J’aime beaucoup. C’est quelque chose que j’apprécie. Mon rêve, c’est d’avoir un objectif de 24 mm. J’ai testé le 24 mm laowa, mais je n’ai pas encore le résultat que j’aimerais.
Et puis, autrement, depuis cette année, j’utilise des Trioplans. Ce sont des rééditions d’objectifs sortis dans les années 30-40 qui créent un effet “bubble”, en fait, un effet de bulles de savon en arrière-plan. C’est extrêmement doux, et ça, j’aime beaucoup, beaucoup. Ce ne sont pas des objectifs macro à la base, il faut savoir que ça se travaille avec des bagues d’extension si on veut faire de la macro.
Après, quand on recadre, il faut vraiment travailler sur l’image. Mais ce sont des objectifs que j’aime beaucoup parce qu’ils ont un rendu d’une douceur vraiment incroyable, et un arrière-plan… moi, je suis conquis.
Et du coup, tu utilises à la fois des hybrides et des reflex. Est-ce que l’hybride a un avantage par rapport au reflex pour pratiquer la macro en noir et blanc, ou pas ? Par exemple, je sais que sur le mien, je peux mettre l’affichage en noir et blanc pour avoir déjà une idée du rendu. Est-ce que c’est une option que tu utilises toi, par exemple, ou pas du tout ?
Alors, pas du tout. Je l’ai utilisé au début. Au début, j’utilisais les simulations de pellicules de chez Fuji, avec la crosse principalement, que j’aimais beaucoup. Puis, petit à petit, j’ai appris à traduire les couleurs pour avoir le noir et blanc que je voulais.
Donc, je prends toutes mes photos en couleur. Je ne fais aucune simulation dans le viseur en noir et blanc. C’est après, en post-traitement, que je les passe en noir et blanc.
Par contre, l’hybride a un avantage, et là, je reconnais que c’est absolument génial : c’est pour tout ce qui est exposition. On est vraiment pile poil. On n’a jamais de problème de surprise d’exposition ou de choses comme ça.
Et la précision des autofocus est incroyable. Le problème qu’on avait sur les reflex, c’était les micro-réglages qu’on devait faire, surtout chez Nikon, qui peuvent être compliqués parfois sur des objectifs qui ouvrent à 1.4 sur lesquels tu rajoutes une bague, et que tu as quelques millimètres de possibilité de profondeur de champ. Et là, si l’objectif est mal réglé, tes photos sont floues, quoi. Et c’est dommage.
Avec l’habitude que tu as, tu arrives à déceler d’entrée le rendu en noir et blanc même en regardant juste en couleur ? Et tu fais l’intégralité de ton noir et blanc en post-traitement ?
Oui, exactement. J’arrive vraiment à penser au post-traitement en même temps que je prends la photo.
Et tu passes beaucoup de temps en post-traitement ?
Alors, l’idée, c’est d’en passer le moins possible. C’était un peu un challenge que je m’étais donné parce que, comme j’ai une production professionnelle où parfois, il y a beaucoup de photos à traiter, je passe pas mal de temps. J’avais vraiment envie que ça soit ludique. Je voulais retrouver du plaisir. Je ne dis pas que je n’ai pas de plaisir dans la partie professionnelle, mais là, c’était pour le plaisir pur. Je voulais vraiment passer le moins de temps possible en post-production.
Donc je passe très peu de temps sur mes photos. Au début, je me disais, c’est 5-7 minutes maximum par image. Tout compris. Du moment où j’ai l’image affichée, je la sélectionne, au moment où elle part dans mes disques pour archivage, j’ai passé 5 minutes en moyenne maximum.
Et ton processus de post-traitement, tu utilises quoi comme logiciel ? Quels sont les principaux réglages que tu cherches pour obtenir ton noir et blanc ?
Alors, moi, comme ça fait longtemps que je fais de la photo, je suis passé par tous les logiciels. Je connais alors pas tous les derniers, mais tous les anciens. J’ai utilisé Lightroom depuis la première version. Donc, pour le travail pro, je fais du portrait ou de l’archi, ou des choses comme ça. Je travaille beaucoup avec Lightroom. Et pour la macro, en fait, je travaille avec Capture One. Donc voilà, je suis un inconditionnel de Capture One pour tout ce qui est production macro parce que je n’ai quasiment pas besoin d’aller dans Photoshop. Parce que je n’ai presque jamais besoin d’aller sur Photoshop, en fait.
Je suis à 99 % dans Capture One avec les calques et tout, donc j’arrive à tout faire, ça va très très vite. J’ai vraiment, en fait, une méthode qui est toujours la même sur chaque image, quasiment. Je fais mes réglages basiques.
Généralement, je commence par la clarté. Il y a plein de gens qui finissent par la clarté, mais moi, c’est quelque chose dont j’ai besoin tout de suite. Depuis que je fais du numérique, j’ai besoin de netteté et de clarté. Donc voilà, j’accentue mes photos dès le départ, alors que généralement, les gens les accentuent à la fin. Moi, je fais l’accentuation directe.
Et puis après, voilà, je travaille beaucoup avec les courbes, avec la balance des couleurs, et puis avec justement le mélangeur de couleurs dans Capture One.
C’est ça qui permet d’ajuster les niveaux de noir et blanc en fonction de ce que je veux.
J’ai fait des tests, je me suis beaucoup amusé avec DxO Software pour faire des simulations de pellicule. J’ai travaillé beaucoup avec DxO FilmPack pour tout ce qui est pellicule. Ça, je pense que c’était un peu une erreur… Enfin, non, il n’y a pas d’erreur en photographie. On apprend, et puis après, on fait comme on a envie. Mais si tu veux, quand on a travaillé avec des pellicules pendant longtemps, on s’accroche à l’idée que, iliford HP4, on a envie de retourner à Tri-Xpar exemple, on a envie de retrouver le même effet.
Et puis finalement, je me suis rendu compte qu’en numérique, ça ne servait à rien.
On avait plein de choses à disposition, on pouvait faire nos propres recettes nous-mêmes, et puis petit à petit, je fais mes propres réglages à moi et ça me plaît bien. Avec le grain et tout, je trouve que Capture One gère bien le grain des photos. J’aime bien. On peut avoir de jolis grains sans passer par 50 logiciels Et puis on reste dans un flux. C’est-à-dire que moi, je sors quasiment pas de ce flux pour gagner en efficacité, pour passer le moins de temps possible.Oui, puis aussi la possibilité de pouvoir revenir après, de dire « Ben non, finalement là, j’ai trop accentué. » Parce que justement, moi, je fais mon accentuation au début, et des fois j’ai des surprises. Je ne reconnais pas forcément que c’est la meilleure méthode, donc je peux revenir facilement. Une fois que tu passes, par exemple, dans Photoshop, c’est beaucoup d’aller-retour à faire pour remodifier rapidement.
Moi, la seule chose que je fais avec Photoshop, que j’ai toujours fait, c’est nettoyer un petit peu quand j’ai besoin, par exemple, sur un pétale de fleur où il y a une tache noire ou quelque chose comme ça. Donc là, je nettoie un petit peu, mais c’est vraiment cosmétique léger. J’utilise quasiment que l’outil de suppression depuis qu’il existe, et puis je gagne du temps avec ça. Mais je ne fais rien d’autre, pas de calques, rien. Tout ça, je le fais à l’intérieur de Capture One.
Et au niveau de la prise de vue, est-ce que ça t’arrive des fois d’utiliser des techniques comme le focus stacking ou c’est à chaque fois juste de la photo sur le coup ?
Jamais. Alors, j’ai fait des tests parce que j’aime bien faire des tests. Je me suis beaucoup amusé avec le focus stacking. J’ai trouvé ça assez étonnant au début. J’ai trouvé ça génial de voir cette profondeur de champ incroyable qui était absolument impensable avant, surtout en macro.
Et puis très vite, si tu veux, j’ai fait des tests dans l’IA, je me suis pas mal intéressé à l’IA, et je me suis rendu compte qu’on avait des rendus qui étaient pas mal IA. L’IA est capable de le faire d’entrée de jeu. Tu demandes une fleur dans les moteurs de recherche, et voilà, tu la veux nette elle est nette. Donc je me suis dit que si on veut se différencier de l’IA, quelque part, moi, je reviens à des vieilles techniques.
La macro, il y a peu de profondeur de champ quand tu ne veux pas ouvrir à f/32, puis tu n’as pas de lumière, eh bien tant pis, c’est à toi de jouer. Et j’aime ces flous en fait.
Finalement, ces photos super douces. La tendance maintenant, c’est quand même du très net, très très ciselé.
Oui, c’est ce qu’on voit beaucoup sur Instagram avec des insectes vraiment nets, de A à Z.
Exactement. C’est magnifique. Mais je me suis rendu compte que ça devenait difficile, sur certaines images, de voir où était l’effet naturel ou celui de l’IA.
C’est vrai que c’est tout un problème l’IA pour les photographes, en tout cas les photographes pro. Ça devient compliqué. Je me souviens d’une photo de couverture de « Réponses Photo » l’année dernière où il y avait un portrait où tout le monde est tombé dans le panneau. On a cru que c’était un portrait magnifique, mais c’était 100 % généré par IA.
À partir de là, je me suis dit qu’il allait falloir quand même qu’on se bouge parce qu’il va falloir faire différemment. L’IA elle va être capable aussi. Mais d’arriver avec des objets sur lesquels on ne s’y attend pas. Tu vois, je sais plus si c’est un 58 ou un 56, je sais jamais, un Nikon qui est un objectif hyper doux, qui est fait pour faire des portraits, qui a été très décrié à sa sortie parce que trop doux, trop ceci, trop cela. Finalement, avec des bagues d’extension en macro, il rend des trucs incroyables, quoi. Même moi, je suis étonné. Je me dis « C’est pas possible, j’en reviens pas. »
C’est un objectif que je n’ai jamais vraiment réussi à maîtriser en portrait, et puis là, en macro, ça a été la découverte totale. Et j’ai d’autres objectifs. J’ai un vieux 105 macro AIS, un objectif qui doit avoir presque mon âge, je crois. C’est dire s’il n’est pas jeune. Et il a des rendus en macro, c’est incroyable.
Et j’invite les gens, quand ils trouvent des vieux objectifs sur les marchés aux puces ou n’importe où, à les prendre, à essayer. On obtient des choses surprenantes, et ça personnalise les images. Ça donne un caractère unique.
J’ai commencé comme ça aussi, avec des vieux objectifs récupérés, bah de mes grands-parents, une bague d’adaptation, des bagues allonges, et je faisais mes premiers pas en macro.
Moi, j’en ai à droite à gauche, de gens et tout. J’en ai racheté, vendu des objectifs il y a des années, que j’ai rachetés après, parce qu’en fait, je me suis dit que je n’aurais jamais dû les vendre. Donc voilà, j’ai toute une série de chez Nikon de AIS, tout vieux : un 24, un 35, et un 105. Alors, c’est compliqué, hein, la mise au point, mais là, on revient aux hybrides, et c’est super. Les mises au point maintenant, avec les hybrides, c’est fantastique.
Et par exemple, quand tu utilises les vieux objectifs, tu utilises un peu des fonctions comme le focus peaking ?
Alors à 100 %. Sur mon Nikon D850, il y a, quand on passe par le viseur optique, ce petit rond qui indique si c’est net ou pas, mais c’est chaud quand même. Je trouve que pour ça, l’aide à la mise au point, c’est absolument génial. C’est un confort total des hybrides.
Moi, j’ai toujours été totalement convaincu par la technologie. Chaque technologie apporte quelque chose, et puis il faut l’utiliser correctement. Mais je suis pas du tout réfractaire. Moi, quand ils sont sortis, j’ai utilisé, pour donner un exemple, j’utilise les Fuji X depuis leur sortie, donc depuis le X-Pro 1. Et certains objectifs que j’utilise encore maintenant, comme le 60 mm, par exemple, c’était parmi les premiers. Donc voilà, j’ai fait des photos absolument délirantes avec le 50 mm, c’est un 23 qui devient un 50, avec des bagues. J’aime beaucoup, ça fait des choses un peu improbable, il a un rendu super piqué. J’aime beaucoup cet objectif.
Et du coup, pour recentrer un peu sur le fait de photographier en noir et blanc, est-ce que tu aurais un conseil à donner pour des gens qui veulent s’essayer au noir et blanc, ou alors un piège à éviter, pour photographier en noir et blanc en macro ?
Alors, moi, je dirais qu’il ne faut pas se priver de le faire. J’ai l’impression qu’il y a comme une sorte de « on ne fait pas de macro en noir et blanc ». Il y a des gens qui m’ont dit : « On ne fait pas de macro en noir. » Pourquoi pas ? On fait bien des paysages, de l’architecture, de la street photo, pourquoi on ne ferait pas de macro en noir et blanc ?
Je dirais aux gens : allez-y, testez, testez, testez. Ça améliorera aussi vos pratiques couleur, parce que ça donne une connaissance des transparences et des lumières qui sont vraiment intéressantes et qui peuvent être extrapolées ensuite en couleur. En fait, ça oblige à aller chercher des points de vue.
Parce que des fois, c’est tellement beau, tu vois certains papillons, contre-jour et tout… c’est incroyable, le rendu ! Tu prends ta photo, c’est bon quoi, c’est magnifique. Le noir et blanc, ça va être plus compliqué sur un papillon.
On verra moins les couleurs, ce sera moins tape à l’œil…
Il n’y a pas de couleurs. En noir et blanc, ça va être plus compliqué et ça va obliger à aller chercher des angles qui ne sont peut-être pas évidents et auxquels on n’aurait pas pensé.
Donc, en fait, en plus de faire travailler la gestion des couleurs et la visualisation des couleurs, ça va aussi aider dans un travail de composition et essayer d’être plus créatif au niveau de ses compositions.Ouais, puis surtout jouer sur les transparences. Ça va permettre de comprendre les transparences, de comprendre comment passe la lumière à travers un pétale par exemple. On voit vraiment à travers des pétales, on voit l’intérieur de la fleur. Et là, c’est vraiment, en se déplaçant de quelques millimètres à droite ou à gauche, tout d’un coup tu vois comment passe la lumière. Et ça, c’est quelque chose qui aide énormément. Après, moi j’ai trouvé que ça m’aidait pour le portrait, par exemple sur comment les gens captent la lumière.
Il y a des personnes qui ne captent pas la lumière de la même manière et le fait de se bouger, de se déplacer… eh bien, on se rend vraiment compte que, parfois, sur quelques centimètres de déplacement, ça change une perspective différente. Ça peut vraiment tout changer. Moi, il y a des photos qui sont complètement ratées, et je réessaie. Il y a des plantes ou des fleurs, par exemple, sur lesquelles je me suis cassé les dents pendant 3 ans avant de réussir à les photographier.
Tu as un exemple de plante comme ça ?
Le nom, non… mais oui, une toute bête : les roses. J’ai mis des années à être capable de photographier correctement une rose. Pourtant, ça paraît basique, une rose. On dit la rose, couleur rose, ça sort super bien, mais en noir et blanc, c’est compliqué.
C’est quoi la principale difficulté, du coup, avec les roses, c’est le fait que c’est monochrome ?
Exactement ! Tu n’as pas de volume, si tu veux. En noir et blanc, il va falloir jouer sur ces petites différences de ton qui vont te permettre de mettre quelque chose en relief. Tu prends une rose rouge, elle est rouge, point.
Par contre, suivant comment tu la cherches, tu t’aperçois qu’à l’intérieur de certaines roses, dans un rosier, tu vas avoir certaines parties qui sont plus rouges que d’autres ou plus pâles que d’autres. Et là, suivant comment tu te positionnes pour capter les lumières, tu vas voir, après en post-traitement, la différence.
Tu dois déjà y penser en te disant : « Tiens, là, c’est marrant. Si je me mets légèrement plus à droite ou légèrement plus à gauche, j’ai ce léger strie à l’intérieur de la rose que je ne voyais pas. » Et c’est ça que je vais devoir montrer en noir et blanc, c’est là-dessus que je vais devoir insister. Sur les nervures de fleurs, par exemple. Sur certaines couleurs. J’ai buté, par exemple, sur certaines fleurs très rouges, parce que comment traite-t-on le rouge en noir et blanc ? Le problème, c’est ça.
En parlant des couleurs, d’ailleurs, est-ce que tu as déjà essayé, vu que tu as fait pas mal de tests, de mettre des filtres colorés devant ton objectif justement pour atténuer plus ou moins certaines couleurs et voir les effets que ça fait en noir et blanc, ou pas du tout ?
Alors, moi j’ai l’expérience de ça quand je faisais de la photo noir et blanc en argentique. À part un filtre polarisant ou un filtre ND, je ne vois pas vraiment l’intérêt en numérique parce que tu as ton mélangeurs de couche qui peut faire ça. Ce qu’il faut, c’est avoir un rendu, un équilibre de couleur déjà pas trop mal au départ.
Oui, du coup, après ça, ça joue en post-traitement. Et c’est pour ça que le filtre, vu les outils qu’on a maintenant en post-traitement numérique, a beaucoup moins d’importance.
Exactement, beaucoup moins, en tout cas c’est ce que j’ai trouvé. Et puis ce qui est important, c’est que, ouais, le logiciel… Moi j’ai remarqué alors, par expérience que le rendu de l’appareil photo, il est pas trop mal maintenant sur Lightroom, mais je trouve qu’il est légèrement supérieur chez Capture One pour moi, pour l’utilisation que j’en ai. Il n’y a rien qui est arrêté en photo, mais pour l’utilisation que j’en ai, je trouve que le rendu colorimétrique chez Capture One est un poil au-dessus. Je dis bien, pour ce que je fais, pour les fleurs, par exemple.
Quand je fais du portrait, je préfère Lightroom, même si beaucoup de gens utilisent Capture One pour faire du portrait. Moi, j’ai plus l’habitude avec Lightroom, je maîtrise beaucoup mieux Lightroom au niveau portrait. J’ai essayé beaucoup avec Capture One, mais j’ai mes habitudes chez Lightroom depuis la version 1, donc j’ai du mal à passer à autre chose en fait.
Capture One, c’est différent. Pour les fleurs, j’ai trouvé que j’avais plus de liberté. En fait je pouvais mieux ajuster. Si vous utilisez par exemple chez Fuji certaines simulations pellicule couleur, m’aide déjà pas mal. Bon, j’ai ma petite sauce à moi, j’ai rajouté, j’ai fait mon petit modèle à moi, mais le rendu après dans Capture One, il est pas mal.
Donc, en fait, tu utilises des simulations couleur pour les passer en noir et blanc ?
Ouais, exactement, ouais. J’utilise des simulations couleur, puis après je modifie beaucoup. Oui, j’ai toute ma petite recette.
Je sais ce que je veux. J’aime bien quand les ciels sont sombres, donc je vais aller jouer sur le bleu, l’assombrir, exactement, exactement. Et là, ça me permet d’obtenir un résultat qui va être plus facile à travailler en post-traitement.
Oui, c’est toujours dans cette optique d’optimisation du processus.
Ouais, c’est ça, ouais. Après, tu peux tout. Tu peux… je me suis aussi amusé, pour des tests justement, en partant de photos relativement pourries, voir ce que ça donnait. Maintenant, je constate quelque chose : si, à la prise de vue, la photo n’est pas bonne, ça pardonne vraiment pas après en noir et blanc. Il y a des gens qui pensent à tort… moi je l’ai vu en mariage (j’ai fait beaucoup de mariages en photographie) que le noir et blanc c’est un moyen de rattraper une photo.
Ben non. Ce n’est pas parce que c’est du noir et blanc que c’est une belle photo. J’ai fait beaucoup de concerts moi aussi, et en concert, on a souvent de gros problèmes avec les lumières, c’est compliqué, ça a mal été géré. Il y a plein de gens qui essaient de sauver des concerts en mettant les photos en noir et blanc. Si une photo n’est pas bonne au départ, elle ne sera pas bonne en noir et blanc. Des fois, c’est pire. J’ai souvent vu pire.
Les roses par exemple, les roses.
Certaines fleurs, c’est compliqué. Les fleurs de trèfle, par exemple. On en trouve plein. Pour arriver à correctement photographier une fleur de trèfle, j’ai mis un moment, parce que c’est un violet. Et je trouve que le violet, après en noir et blanc, c’est très ingrat parce que tu vas jouer sur les cyan, les magentas, et ça peut être une catastrophe assez rapidement. Ça peut être très, très moche.
Oui, c’est plus compliqué à gérer que juste une marguerite blanche de base.
Exactement, ouais, ouais. Mais là aussi, paradoxalement, les marguerites, ça dépend. Justement, la botanique, c’est quelque chose. Beaucoup de gens m’ont demandé si je connaissais quelque chose en botanique. Moi, je connais… j’arrive à dire quand c’est joli, mais pas le nom de la fleur. Pour ça, j’ai quelqu’un qui connaît très bien. Donc généralement, je lui demande. Mais j’ai remarqué que certaines marguerites avaient des pointes violettes, en fait, mais pas toutes et pas tout le temps dans la saison. Je découvre. Moi, j’ai découvert plein de choses dans la nature que je connaissais pas. Comme les gouttes d’eau, par exemple. Je vois des photos magnifiques de brins d’herbe avec des gouttes d’eau. J’ai passé des heures à essayer de m’amuser pour arriver à passer ça en noir et blanc. Surtout que le brin d’herbe, il est vert. Donc tu vas jouer, soit tu l’éclaircis, soit tu l’assombris.
Tu fais des trucs comme les pétales, les transparences, les micro-contrastes…
Exactement, c’est toujours essayer de rechercher, rechercher, rechercher. Je trouve que c’est vraiment un jeu, la photographie macro en noir et blanc. Ça rajoute encore une dimension.
Une certaine difficulté, un paramètre ?
Je sais pas si c’est une difficulté ou une autre façon. Je vois des tas de photos circuler sur Insta de jeunes photographes qui font des photos en couleur en macro, c’est juste sublime. Même moi, je suis waouh, il y a du niveau ! Je trouve que la jeune génération a un sacré niveau en photo. Je suis assez émerveillé par ce qu’ils arrivent à faire avec l’expérience qu’ils ont, parce qu’ils en ont moins que nous. Moi j’ai 55 ans, donc je fais de la photo depuis très longtemps. Mais j’arrive à m’émerveiller. Je passe beaucoup de temps sur Instagram parce que je fais des découvertes géniales. Je suis vraiment émerveillé par les gens de 18, 19, 20 ans qui font des trucs juste géniaux. Des rendus de couleur, des maîtrises des logiciels, j’adore.
Pour finir, malgré le fait que tu n’es pas un expert en botanique, est-ce qu’il y aurait une fleur qui te vient en tête, un peu plus simple à aborder en noir et blanc que les roses, à conseiller pour les gens qui veulent se lancer et essayer ?
Moi, je ferais des pissenlits, parce qu’il y a des stades différents dans le pissenlit. Il y a le pissenlit quand il va s’ouvrir, il est jaune. Il y a plein de stades différents, c’est très intéressant. On peut jouer pas mal avec les transparences. Et puis, les pâquerettes. Parce que les pâquerettes il y en a plein. On en trouve partout, on peut vraiment s’amuser avec des pâquerettes. Quand elles sont fermées, on a des pâquerettes qui sont enneigés. On peut jouer avec la neige sur les pâquerettes. C’est des fleurs toutes basiques qui permettent vraiment d’aller s’amuser dans la nature. Quand on fait autre chose, par exemple, beaucoup de gens font du papillon. Entre deux papillons, ils vont assurément trouver une pâquerette…
En tout cas, je valide ton conseil du pissenlit parce que c’est comme ça que je suis rentré dans la macro en noir et blanc aussi.
Il y a vraiment beaucoup de stades. Le moment où il est en graine, avec tous ses petits pappus.
Ça permet de créer beaucoup de reliefs et de contrastes différents avec le centre un peu plus sombre.
Exactement. On peut jouer, on peut s’amuser. Ça devient compliqué à un moment donné où il y a du vent aussi. Parce que la macro de fleurs, c’est très compliqué quand tu as du vent, les fleurs bougent. Bon, il y a des moyens de les tenir, mais moi j’ai peu de matériel volontairement. Mais justement, le pissenlit, c’est de nouveau la fleur… un coup de vent, voilà, il y a tout qui s’envole. Ça au bon moment, c’est vraiment une fleur dont je ne me lasse pas.
L’avantage, c’est qu’on en trouve partout.
Oui, il y en a des sortes différentes. Il y a du pissenlit très grand, il y a un pissenlit que je ne connais pas le nom, j’aime beaucoup aussi. C’est un autre type de pissenlit. Je pense qu’il doit avoir un nom scientifique.
Il y en a des plus ou moins denses aussi au niveau des pappus.
Exactement. Je conseille ça parce qu’on trouve des pissenlits partout, dans les prairies, même en ville. Même en ville, on en trouve.
Dans les parcs, sur les petits trottoirs. Oui, moi je sais que mon premier pissenlit que j’ai photographié en noir et blanc, et qui reste selon moi une de mes meilleures photos en noir et blanc de pissenlit, il poussait sur le rebord d’un trottoir entre une maison et un trottoir.
Ouais, ça c’est génial parce que ça permet justement aux gens qui n’ont pas forcément un accès rapide à la nature de s’amuser avec ce concept que j’adore : la nature en ville. Jouer avec de la macro et mixer le côté urbain et le côté nature. Ça ouvre la possibilité à des jeunes qui n’ont pas forcément des moyens de transport pour aller loin, de pouvoir faire de la macro au pied de chez eux.Exactement. Comme disait je ne sais plus qui, l’aventure commence à bas de chez soi. C’est une des choses qui m’a fait faire de la macro parce que c’est vrai.
Le matériel de Laurent :
Dans Capture One (C1)
Le nom des outils (Les noms justes) que j’utilise principalement :
- Outil Noir & Blanc (Équivalant Ligrtroom Mélangeur de couleurs)
- Outil Balance de couleur (LR Color Garding)
- Outil Courbe
- Outil Vignettage
- Claques
Sur Fuji l’objectif 40mm (Asp) donne bien un 45mm en plein format
Je parle aussi du 23mm 1.4 (Asp) en faite j’utilise le 23mm (asp) -> 35mm plein format et le 35 1.4 (asp)->50mm plein format.
Ces 2 objectifs je les utilise avec les bagues macro fuji
Sur Nikon,
- C’est le 58mm 1.4 avec bague allonge de 20mm
- C’est le 105mm 2.5 Ais
J’utilise les objectifs suivants (important)
- Meyer-Optik Görlitz Trioplan 100mm F2.8 II (Effet bulle)
- Meyer-Optik Görlitz Trioplan 50mm F2.8 II (Effet bulle)
- Meyer-Optik Görlitz Lydith 30 f3.5 II (Effet arc-en-ciel)
Attention :
- Le Trioplan II est une rééditon de celui sorti dans les années 50
- Le Lydith 30 f3.5 II une rééditon de celui sorti dans les années 60
Je tiens à remercier Laurent d’avoir répondu à mes questions et de m’avoir autorisé à illustrer l’interview avec ses photos












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